Au lendemain d'une soirée à montagnes russes, Yehvann Diouf a pris le temps d'expliquer, en zone mixte, ce qui lui a permis de surmonter sa propre erreur pour devenir le héros de la victoire niçoise à Brest (1-2).
Fautif sur l'ouverture du score brestoise dès la 15e minute — une relance ratée punie par Ludovic Ajorque — le gardien sénégalais aurait pu craquer. Il a d'ailleurs connu une deuxième frayeur en fin de première période, lorsque Doumbia n'est pas parvenu à profiter d'une nouvelle relance manquée. Mais Nice a inversé la tendance en seconde période grâce à Elye Wahi puis Sofiane Diop, avant que Diouf ne s'offre une rédemption totale en repoussant le penalty de Kenny Lala dans le temps additionnel.
"Sur l'erreur, je veux dégager au départ. Il y avait plusieurs situations où on dégageait et où on arrivait pas à garder le ballon. J'essaie de changer de choix au dernier moment sauf que l'attaquant est proche. Du coup, je ne peux pas faire grand-chose et forcément que c'était difficile", a-t-il expliqué.
Mais c'est surtout la réaction de ses coéquipiers qui l'a marqué : "Ce qui m'a touché c'est vraiment que les 10 autres joueurs sont venus me voir sur le but. Pareil à la mi-temps, même le staff. Ça m'a touché et c'est aussi grâce à eux que j'arrive à rester dans le match et à arrêter ce pénalty qui nous offre les 3 points."
Son entraîneur Olivier Pantaloni a confirmé l'ampleur du doute qui a traversé le banc niçois pendant la rencontre : il a reconnu avoir songé à sortir son gardien en cours de match, avant de se raviser. Un pari payant, puisque Diouf s'est ensuite montré décisif à plusieurs reprises en seconde période, repoussant notamment les tentatives de Lala (47e) et de Magnetti (48e), avant son arrêt décisif sur penalty dans les arrêts de jeu.
Avec ce succès arraché dans la douleur, Nice décroche sa première victoire à l'extérieur de la saison — et un symbole fort de solidarité collective dans un vestiaire qui aurait pu se fissurer après une telle erreur individuelle.