Treize ans après son premier mandat sur le banc du Real Madrid, José Mourinho s'apprête à vivre un moment particulier dimanche (21h, Camp Nou) : son tout premier Clasico depuis 2013. Mais à la veille de ce choc face au FC Barcelone, leader invaincu de Liga, le technicien portugais a tenu à calmer les ardeurs, jugeant "injuste" toute comparaison entre son équipe et le rival catalan.
"Nous ne sommes pas encore un produit fini, nous en sommes encore à une phase initiale où l'entraîneur apprend, analyse et définit petit à petit la voie à suivre, tandis que les joueurs apprennent à connaître leur entraîneur... Je pense qu'il est injuste de comparer une équipe dans cette situation à une autre qui a le même entraîneur depuis deux ans", a expliqué Mourinho en conférence de presse ce samedi.
Arrivé sur le banc merengue en juillet, le "Special One" a rappelé qu'il n'avait pu travailler avec son effectif au complet que durant "un mois et demi ou deux mois" depuis sa prise de fonction. Un contexte qu'il met en perspective avec la dynamique actuelle du Real, troisième de Liga, qui aborde ce Clasico après deux victoires convaincantes contre le Séville FC (4-1) en championnat et Leipzig en Ligue des champions.
Mais l'entraîneur portugais se méfie des faux-semblants : "C'est vrai que nous sommes sur une bonne dynamique, nous gagnons nos matchs, nous jouons plutôt bien, nous marquons des buts, mais dans un Clasico, tout ce que tu as pu faire avant n'a plus d'influence. Je crois que les gens qui pensaient, il y a une semaine, que le Barça allait nous humilier, continuent de le penser." Une référence à la défaite du Barça mardi en Ligue des champions face au PSG (4-2), sa première de la saison.
Interrogé sur sa stratégie pour contenir le prodige catalan Lamine Yamal, Mourinho a été catégorique : pas question de dénaturer l'identité de son équipe. "C'est un grand joueur, et les grands joueurs se respectent. Mais respecter est une chose, changer ses plans tactiques, la structure de son équipe, et oublier sa propre identité, en est une autre. Nous ne ferons jamais cela, ni pour lui, ni pour d'autres joueurs de grand talent que nous affronterons", a-t-il assuré, avant de conclure sur l'enjeu symbolique du match : "Le Clasico, c'est un match unique, que le monde du football s'arrête pour regarder. J'espère que ce sera un grand match, et que nous gagnerons."